Enfin une plateforme, Ma Coiffeuse Afro, pour vos cheveux bouclés, frisés, crépus

Ma Coiffeuse Afro est une plateforme de mise en relation entre les femmes aux cheveux afro et les coiffeurs spécialisés. Les clientes qui souhaitent des prestations spécifiques et de qualité peuvent prendre un rendez-vous dans un salon ou à domicile. Fondée par Rebecca Cathline et Emmanuel Derozin, CTO de l’entreprise, Ma Coiffeuse Afro, permet, grâce aux avis des utilisatrices et aux photos publiées par les coiffeurs, d’aider les femmes à choisir à bon escient leurs prestations. Rencontre

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Pour lancer cette plateforme, quel a été votre constat de départ ?

Rebecca Cathline : La population française est composée de 20% d’Afro-descendants (soit 10 millions de personnes) qui n’ont pas accès à 99% des salons de coiffure. Aujourd’hui, pour une femme aux cheveux crépus ou frisés, elle a la possibilité de se rendre dans des salons de coiffure situés à Château d’Eau ou Château Rouge, dans le 10ème arrondissement parisien, mais peut attendre jusqu’à six heures avant de se faire coiffer.

Quelle est votre solution ?

L’application Ma Coiffeuse Afro pallie ce manque, en connectant les femmes aux cheveux crépus/frisés avec des coiffeurs qui maîtrisent leur type de cheveux en salon et à domicile. Nous apportons une grande attention à la sélection des coiffeurs avec lesquels nous collaborons, afin de garantir un service de qualité. En un clic, les utilisatrices indiquent la date, le lieu et le type de coiffure qu’elles souhaitent. Elles ont ainsi accès au profil du coiffeur : photos de coiffures, prestations et tarifs et elles ont même la possibilité de lui envoyer un message en ligne. Après chaque prestation, nous diffusons une photo de la nouvelle coiffure de la cliente sur notre page Instagram qui réunit aujourd’hui près de 60 000 followers. Le marché de la coiffure afro est en pleine expansion : en France il est estimé à 1,1 milliard d’euros d’après l’Insee. Le panier beauté moyen d’une femme afro-descendante est huit fois supérieur à celui d’une femme caucasienne (1000 euros par an en moyenne). À ce jour, notre service est disponible dans l’ensemble de la région parisienne et prochainement dans plusieurs grandes villes de France : Lyon, Bordeaux, Marseille…

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Quel est votre business model ?

Ma Coiffeuse Afro prend une commission de 18% sur chaque réservation effectuée via l’application.

Pouvez-vous nous raconter votre plus belle anecdote de startuper ?

C’est lorsque ma sœur m’a contactée un matin pour m’informer que sa collègue de boulot lui avait parlé d’une toute nouvelle application grâce à laquelle elle allait enfin pouvoir se faire coiffer à domicile : Ma Coiffeuse Afro. J’ai réalisé que notre projet prenait de l’ampleur.

Quelle a été votre plus grosse galère ?

Les jours qui ont précédé l’ouverture du site ont été assez compliqués, nous avons fait du non-stop afin que le projet sur lequel nous travaillions depuis un moment soit à la hauteur. Notre défi est également de professionnaliser un marché qui ne l’est pas encore, nous avons donc mis rapidement en place des process, notamment sur le recrutement des coiffeurs. Mais ça s’est plutôt bien terminé, puisque quelques minutes après l’ouverture du site, nous avons eu notre première réservation.

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Vous êtes actuellement en recherche des fonds ?

Nous venons de démarrer une levée de fonds et nous recherchons 500 000 euros pour agrandir notre équipe et développer notre produit.

Une actualité particulière ?

Aujourd’hui nous observons que plus de 95% de notre trafic est réalisé sur mobile, nous préparons donc une nouvelle version de l’application mobile afin d’améliorer l’expérience de chacune de nos utilisatrices.

Source Maddyness