Fashion Week Haute Couture Paris

La Fashion Week Haute Couture Printemps/Été 2017 bat son plein et verra défiler une trentaine de créateurs du 22 au 26 janvier. Paris, ville de la mode, est dans son élément.

Rabih Kayrouz

Crédits photo: Défilé Rabih Kayrouz @VOGUE.FR

 

Ce rêve bleu ou franco-libanais

C’est tout en velouté que Rabih Kayrouz, a ouvert le bal de la semaine de la Haute Couture parisienne. Et c’est dans sa maison, un ancien théâtre où a été créé  En attendant Godot de Samuel Beckett que le créateur libanais a mis en scène une féminité joyeuse. Poésie, précision, légèreté et épure à l’orientale, sa collection est un “pont entre ces deux cultures », comme il aime le rappeler.

 

 

 

 

Dior au pays des merveilles

Le labyrinthe féérique de Maria Grazia Chiuri, la nouvelle directrice artistique, a enchanté le public. C’est dans un écrin très romantique à la Tim Burton en plein coeur du musée Rodin, que la maison Dior, à l’aube de son soixante dixième anniversaire, a présenté sa collection Haute Couture Printemps/Été 2017. La modernité de la veste “Bar” et des petites mains “tailleur” a su donner la note de la fée héroïque. Tandis que les robes de mousseline, incroyablement plissées, parfois brodées de fleurs, et ces couronnes de compositions florales donnaient la touche romantique et poétique.

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Crédit Photo: Défilé Christian Dior @AFP PHOTO / François Guillot

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Crédit photo: Défile Schiaparelli @IMAXTREE PHOTO

 

Le retour de la femme pop

La maison italienne, Schiaparelli, a fait son entrée dans le cercle très fermé de la Haute Couture (et son retour sur les podiums en 2013 après soixante ans d’absence), sur la célèbre place Vendôme. Graphismes anticonformistes, des homards, des coeurs et des cadenas sillonnent les courbes flottantes des kimonos, tuniques et smokings, mini jupes et cuissardes conquérantes, et très pop de la collection.

 

 

 

 

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Crédit photo: Défilé Giambattista Valli @IMAXTREE PHOTO

Giamba, giamba, giamba…

La célèbre maison italienne Giambattista Valli a montré ses talents théâtraux en présentant sa collection Haute Couture en trois actes. Plumes, soie duchesse incrustée de broderies cristallines ont su captiver le public dans le premier acte qui se voulait estival et passionné. La beauté et la pudeur, quant à elles, étaient les maîtres mots de l’acte 2, illustré par des robes beaucoup plus dramatiques avec des traînes interminables, une mousseline plus vaporeuse, délicate et parfois transparente. Mais toujours avec ces fleurs délicatement brodées, signature de la maison Valli. Et enfin le dernier acte a laissé place, sous les applaudissements, aux grands volumes et jupons ultra colorés aux allures scéniques.

 

 

Plutôt femme fatale ou poupée?

On ne parle que du bouquet final du défilé Chanel: Lily-Rose Depp. C’est au bras de  Karl Lagerfeld que la jeune femme a fait une apparition pleine de fraicheur. Chignon plaqué, bouche sanguine et robe de mariée rose bonbon pleine de froufrous. Telle une rose anglaise ceinturée à la taille, Lily-Rose, égérie de la maison, a fait sensation. Il faut dire qu’on aime beaucoup les “enfants de” (ndlr: ici, la fille de Vanessa Paradis et Johnny Depp) dans le monde de la mode. Ca se passait sous la nef du Grand Palais, dans un écrin de miroirs aux mille reflets et sur des tons pastels et argent. Un ballet de robes longues et plongeantes, d’intemporels tailleurs de tweeds revisités très working girl, de robes scintillantes et d’envolées de plumes à la parisienne un rien années folles. Avec une seule ligne de conduite: la ceinture sanglée haute à la taille.

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Crédit Photo: Karl Lagerfeld défile avec Lily-Rose Depp et sa robe de mariée @ABACA PRESSE

Par Marella LUMBILA