Julie Bertille Landry, fée du padouk

« Tout est bon dans le padouk ». Cette formule, on la doit à Julie Bertille Landry. Cette Africaine, Beauceronne d’adoption, ne jure que par les vertus apaisantes, purifiantes et revitalisantes de cette essence. Au point de concevoir une ligne de cosmétiques masculine et originale.

Julie Bertille Landry

Espèce africaine de bois « oublié », le padouk est un arbre endémique des forêts tropicales du Gabon et du Cameroun. Très apprécié localement, entre autres pour la construction ou l’ébénisterie,  il sert aussi à concocter des remèdes traditionnels et préside également à certaines coutumes, comme les bains rituels pour les femmes, ou bien l’enveloppement des nouveaux-nés.

Ce sont les propriétés exceptionnelles de cette plante que Julie a voulu exploiter en lançant en 2015, en partenariat avec le Dr Philippe Tournemire, une gamme complète de produits de soins, exclusivement dédiée aux hommes : Koncustador Men Cosmetic.

Rien, pourtant ne prédestinait cette Gabonaise, aujourd’hui conseillère municipale de la petite commune dans laquelle elle réside, à devenir entrepreneure.

Une aventure cosmétique et humaine

Arrivée en France en 1997, Julie s’est installée près de Chartres, le fief de la Cosmetic Valley. En couple, elle élève ses enfants tout en suivant plusieurs formations professionnelles, travaille dans le médico-social auprès de personnes en situation de handicap et décroche un baccalauréat à 38 ans !

Koncustador

Battante et bien installée dans sa nouvelle vie, Julie n’en oublie pas pour autant ses racines. Elevée dans le respect de la nature et des plantes, elle tient de sa mère et de sa grand-mère des recettes ancestrales de santé et de bien-être, transmises de génération en génération. Un véritable trésor qu’elle a choisi de partager : « le bois ne nous appartient pas » affirme-t-elle. C’est ainsi que, dès 2012, les premières formulations sont mises au point.

Persuadée qu’il n’y a pas de hasard et que « la cosmétique l’a choisie », Julie a conscience de sa chance. Après avoir bénéficié du soutien de nombreux professionnels qui se sont passionnés pour son projet et l’ont accompagnée dans son développement, elle rêve à présent d’un « oscar de la cosmétique », sous l’œil admiratif de son époux agriculteur.

Par Françoise Périer