Management : le coaching, kesaco ?

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Aujourd’hui, nous en découvrons tous les jours des nouveaux, il y en a pour toutes les problématiques : coachs sportif, coachs de vie, coachs sexuels, coachs minceur… Bref, voilà un nom qui court sur toutes les lèvres, au point que certains se définissent comme tels simplement en ayant lu un livre de développement personnel ! Tordons d’emblée le cou aux idées reçues, faire appel à un coach, c’est faire appel à un spécialiste.

Coach I am Divas

Etymologiquement « coach » est tiré du mot français « coche » qui provient lui-même du hongrois « kocsi » et qui signifie « voiture transportant des voyageurs». En anglais, « to coach » signifie entraîner. Nous trouvons dans cette étymologie, ainsi que dans la traduction anglaise, la philosophie de cette fonction : amener le client d’un point A à un point B.

Dans le sport où il a vu le jour, l’entraineur ou coach est celui qui amène  un joueur ou un groupe de joueurs à libérer leur potentiel afin d’atteindre un niveau de performance optimal. Il est comme « la sage-femme » qui accompagne un accouchement. C’est l’art de la maïeutique cher à l’illustre penseur grec Socrate ; en coaching, nous pensons que toute personne porte en elle les germes de son accomplissement. Par conséquent, si le client ne fait pas l’effort de s’impliquer dans le processus mis en place, il va être difficile pour le coach d’amener son « client » vers le changement souhaité.

Toujours en restant dans la métaphore, on peut comparer l’utilisation du coaching à celle d’un GPS. Le client souhaite arriver à une destination, à un point précis. Les utilisateurs de GPS savent que malgré la multiplicité des routes proposées par cet outil, celui qui tient le volant, le seul qui décide du chemin qu’il empruntera, c’est finalement le conducteur. Le coach est donc là dans une posture de guide.

S’épanouir, se découvrir, s’accomplir ou tout simplement « donner le meilleur de soi », cela se fait toujours dans le cadre d’un système précis. La prise en compte de ce système dans lequel évolue le client est donc importante. Il y a donc autant de coachs qu’il y a de courants de pensées, autant de solutions que de problématiques.

Choisir son « guide », c’est d’abord prendre soin de connaitre son cadre déontologique, son éthique, ses formations, les échanges qu’il entretient avec ses pairs, car ce sont sur tous ces postulats que repose l’accompagnement qui va être mis en place. Choisir un coach, c’est aussi choisir un partenaire, un facilitateur, un co-pilote. C’est établir une relation de confiance et de respect avec une personne ayant des compétences précises pour vous accompagner vers l’atteinte de résultats durables en favorisant votre autonomie pendant une durée déterminée. Et qu’il s’agisse d’objectifs personnels ou professionnels, assurez-vous que soit établi un contrat de prestations où seront notifiés l’objectif préalablement clarifié, la durée, le tarif et la déontologie.

Rappelez-vous également que vous décidez d’entrer dans une relation qui devra être paritaire, où la notion de « co-responsabilité » est toujours présente et où l’effort devra être constant pour, in fine, atteindre votre objectif. Gardez aussi à l’esprit que vous faites entrer une tierce personne dans votre intimité, soyez donc vigilantes. Un coach n’est ni un gourou, ni un maître et encore moins un ange gardien. Une Diva doit savoir prendre le temps nécessaire avant de laisser entrer une personne dans sa vie. Il s’agit de votre cheminement, vous avez la solution en vous et sachez mettre en place le juste partenariat au moment opportun.

Octavie

 

Octavie NDOGO-MENVIE, consultante RH et coach professionnel