Les merveilles de l’Afrique (1)

En matière de paysages de rêve, de lieux insolites, de sites inoubliables, l’Afrique ne manque pas d’atouts. Loin de là !  I Am Divas a sélectionné pour vous quatre spots exceptionnels*, authentiques et, pour certains, encore quasi inaccessibles. Ils révèlent toute la beauté de ce continent, ainsi que son incroyable diversité.

GUINÉE-BISSAU

Les îles Bijagos/Bissagos

Ce chapelet de quatre-vingt-huit îles et îlots au large de Bissau, dans l’océan  Atlantique, constitue un paradis d’une rare beauté. Un Eden sauvage et authentique, qui se livre encore timidement. Seulement une dizaine de ces bouts de terre sont habités. Leur faune et leur flore atypiques leur ont valu, pour certains, d’être classés réserve de la biosphère par l’Unesco.

Ile

Requins, crocodiles, chimpanzés, tortues et hippopotames marins, dauphins, lamantins, pélicans, flamands roses, hérons… peuplent cette mosaïque de paysages entre forêt, mangrove, palmeraies, plages et savane arborée.

Au cœur de cette nature préservée, les Bijagos, peuple local subdivisé en  clans, conservent jalousement leurs coutumes.
Ces tribus à la tradition guerrière et mystique très enracinée entretiennent des mœurs matrilinéaires, préservées grâce à l’isolement insulaire : ici, les croyances animistes bijagos confèrent aux femmes un pouvoir sacré, garant de leur autorité sociale et familiale.

Y aller : On accède à Bubaque en ferry depuis Bissau; mais aucun transport  officiel n’est ensuite prévu pour aller d’île en île. On peut louer les services d’un  piroguier. Mais vaut mieux s’en remettre aux circuits des tours operators. Bissau est desservi par Royal Air Maroc.

Où loger : Bubaque offre de nombreuses possibilités d’hébergement. L’hôtel  Lodge Ponta-Anchaca, les chambres d’hôtes Casa Dora et Kasa Africana ont  la préférence des voyageurs. En voyage organisé, les guides proposent de  séjourner dans des bivouacs ou des campements de pêcheurs.

À voir/faire : La ponte des tortues marines sur l’île de Poilao, les balades à  pied et en bateau dans les bras de mer bordés de mangroves, le village sacré  d’Okinka Pampa qui abrite les tombeaux des reines, l’île d’Orango et ses  hippopotames d’eau salée, Bolama la ville fantôme – ancienne capitale de la Guinée portugaise… On peut également pratiquer de la pêche sportive ou du kayak de mer.

BÉNIN

La cité lacustre de Ganvié

C’est, dit-on, la « Venise de l’Afrique ». Mais avec son manège de pirogues marchandes lourdement achalandées de poissons frais, de légumes et de condiments, ses cases en bambou montées sur pilotis, et les cris d’enfants qui s’ébattent dans l’eau, Ganvié ressemble davantage à certains autres marchés flottants d’Asie.

Ganvié
D’après la légende, cette cité lacustre au cœur du lac Nokoué doit son existence au roi Agbogdobé. Afin de sauver son peuple d’une razzia esclavagiste en 1717, ce souverain originaire du Togo se serait transformé, grâce au vaudou, en crocodile et aurait transporté ses sujets de la rive à l’île de Ganvié où, protégés par la lagune, ils échappèrent au funeste sort qui les attendait. D’ailleurs le mot « ganvié » signifie littéralement en fon, « la collectivité sauvée ». Depuis, le crocodile est un animal sacré pour toutes les populations qui vivent sur et aux abords du lac.
Ganvié compte aujourd’hui environ 30 000 habitants appelés les « Hommes de  l’eau » ou « Toffinous » qui vivent de la pêche – à la nasse ou au filet – et du  tourisme. Le site est un enchantement et, en certains endroits, le lac offre une échappatoire appréciable, loin de l’agitation de Cotonou.

aller : Depuis Cotonou, il faut se rendre à l’embarcadère d’Abomey Calavi, distant d’une quinzaine de kilomètres de la capitale, puis emprunter une pirogue à moteur ou à rames sur km avant de tomber sur les premières maisons. Au départ de  l’Europe, plusieurs compagnies aériennes établissent une liaison avec Cotonou : Air  France, Brussels Airlines, Royal Air Maroc…

Où loger : L’hôtel Ibis de Cotonou. Les plus aventureux testeront l’Expotel de Ganvié  (Chez Raphael), bâti sur le lac.

À voir/faire : Se balader sur la lagune, déguster du poisson frais dans un des restaurants du village, observer le rituel des pêcheurs à l’akadja (sorte de nasse locale)…

SÉNÉGAL

Le lac Rose

Situé non loin de Dakar, à quelques centaines de mètres de la mer, ce grand lagon peu profond est entouré de dunes et de filaos. Rendu célèbre en tant qu’ancienne étape ultime du Paris-Dakar, il baigne le petit village de Sangalkam.

Sa couleur si caractéristique qui varie du rose au mauve suivant l’exposition solaire, est due à son écosystème unique – une très forte salinité et des micro-organismes  rarissimes, adaptés à ce milieu extrême.

lac-rose-Senegal

Chaque jour, c’est le même ballet incessant : des extracteurs de sel, plongés dans l’eau jusqu’à la taille, chargent les croûtes de minéraux sur des pirogues pour les charrier ensuite jusque sur la berge. Là, les femmes s’en emparent pour les porter  ensuite sur la tête jusqu’à un immense tas de sel sur la plage. Une chorégraphie qui semble immuable et éternelle.

Pourtant, depuis de nombreuses années déjà, biologistes et défenseurs de l’environnement tirent la sonnette d’alarme : la surface du lac Rose ne cesse de diminuer et si l’exploitation sauvage du site se poursuit, il pourrait être amené à disparaître.

aller : Depuis Dakar, par la plage à marée basse ou par la route en passant par  Rufisque. Pour un vol depuis l’Europe, vous avez l’embarras du choix : Air France,  Vueling, Turkish Air, Royal Air Maroc ou encore Emirates, pour ne citer que ces compagnies-là, desservent Dakar.

Où loger : Côté hébergement, l’offre ne manque pas à Dakar et ses environs. On peut opter pour les grandes chaînes (Novotel, Radisson, Ibis…) ou, plus près du site, pour le Calao du Lac Rose qui offre des prestations convenables.

À voir/faire : Traverser les dunes environnantes en 4×4, à moto ou en quad… Les moins casse-cou, plus contemplatifs, préféreront sans doute les promenades équestres ou à dos de dromadaire.

NAMIBIE

Bande de terre dunaire à la frontière entre le désert et l’océan, baignée  notamment par les rivières Hoanib, Ugab et Kunene, la Côte des Squelettes  doit son nom aux carcasses de baleines que les chasseurs abandonnaient jadis sur la plage. Aujourd’hui, l’endroit est surtout jonché d’épaves de navires échoués qui donnent au site un curieux air de cimetière à ciel ouvert.  L’ambiance mystérieuse qui se dégage du lieu doit aussi beaucoup à son  exceptionnelle richesse géologique; son sol recèle des gemmes et des pierres semi-précieuses rares.

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En dépit d’une apparence macabre et inhospitalière, la Côte des Squelettes,  classée parc national, abrite des plantes millénaires et une faune sauvage riche composée de lézards, lions du désert, girafes, otaries, crabes fantômes,  éléphants, zèbres, springbox, hyènes, rhinocéros noirs, chacals et, pas moins  de 247 espèces d’oiseaux ! Ces bêtes s’abreuvent aux rivières de la côte dont elles remontent le lit jusqu’à la mer. Elles partagent leur territoire avec les Himbas, un peuple de pasteurs à la peau rougie par l’ocre.

aller : Quelques tours operators proposent de s’y rendre pour des safaris  ou du trekking; il est recommandé de s’adresser à l’un d’eux, car la zone est  protégée et les parcours très réglementés pour des raisons écologiques et de sécurité. Air Berlin, Lufthansa ou encore British Airways relient l’Europe à la Namibie. L’aéroport de Windhoek, la capitale, est le plus important, mais,  pour se rapprocher du site, il est préférable d’atterrir à Walvis Bay.

Où loger : De nombreux campings plus ou moins luxueux offrent un hébergement confortable. On retient le Pelican Point Lodge de Walvis Bay et le Namib Guesthouse de Swakopmund.

À voir/faire : La réserve d’otaries de Cap Cross, les épaves du parc national, la ville de Swakopmund et son architecture coloniale germanique, Walvis  Bay et ses colonies d’oiseaux…