Phyllisia Ross : « Mon disque est un gros challenge »

Elle prépare discrètement son premier album résolument world music, dont la sortie est prévue pour l’été 2017. La métisse haïtienne-américaine a séduit le public américain. Elle part maintenant à la conquête de l’Europe et l’Afrique. Rencontre.

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Après une enfance passée en Floride, c’est à New-York que Phyllisia a élu domicile. Elle multiplie les concerts à travers le monde et ses clips nous emmènent avec douceur d’un style à un autre.

Depuis combien de temps, faites-vous de la musique ?

J’ai débuté le piano à l’âge de 3 ans. J’ai eu un véritable coup de foudre pour cet instrument. Mon enfance a été bercée par la musique. Le chant est venu bien après. Gamine, j’étais fan de Sade. J’adore ce qu’elle représente en tant que femme métisse. Elle est naturellement magnifique et c’est un modèle à suivre.

Quels sont vos projets dans le domaine musical ? 

Avec mon équipe, nous travaillons sur un album world. Cet opus devrait sortir d’ici l’été prochain. Je m’y prépare depuis des mois, j’ai tourné plusieurs clips et composé de nombreux morceaux. Il ne faut pas oublier que je suis métisse, ma mère est haïtienne, mon père est américain et j’écoute de tout ; du jazz, de la musique classique, du kompa, du reggae, de la musique caribéenne, du zouk et de la nu soul qui est un de mes genres préférés. En tant qu’auteur-compositeur et interprète, j’ai donc évolué dans des univers différents. Donc mon disque est un gros challenge où on retrouvera un peu de tout ça.

Vos textes s’inspirent de votre vécu ou de tout autre chose ?

Quand j’écris, ce qui m’inspire c’est ma vie, la vie des gens, les expériences de la vie. Par exemple, le titre “L’union fait la force”, je l’ai écrit instinctivement, en trente minutes au lendemain du tremblement de terre d’Haïti en 2010. J’y ai mis mes tripes, mon coeur pour demander de la solidarité, c’était un message que je voulais envoyer aux gens, à mon « peuple ». Pour moi, la musique n’est jamais aussi bonne que lorsqu’elle est « vraie » et qu’elle permet aux personnes de ressentir quelque chose.

Pratiquez-vous une autre activité à part la musique ? 

J’essaye de lire, d’avoir des échanges forts avec d’autres personnes. Je ne trouve plus assez le temps de cuisiner mais j’aime ça, les belles tables accompagnées de vins du monde entier.

Comme de nombreux artistes, vous faites attention à votre image, quelle est votre routine quotidienne en matière de beauté ?

Je bois beaucoup d’eau. Je ne me maquille pas tous les jours, je m’hydrate énormément la peau et me nettoie le visage chaque soir.

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Faites-vous du sport ? Si oui lequel ?

Je pratiquais la course à pied mais j’ai dû arrêter faute de temps. Je fais beaucoup de tournées, c’est devenu mon nouveau sport, de gambader partout. (rires)

 Quel conseil de beauté donneriez-vous aux femmes ? 

Nous sommes toutes belles à notre façon, je sais que ça sonne comme un cliché mais c’est vrai ! Je pense que c’est important pour se sentir belle de s’autoriser à s’aimer profondément, telle qu’on est.

Êtes-vous un cœur à prendre ?

Difficile, cette question… J’imagine qu’on devrait toujours répondre “oui” car le coeur devrait toujours rester “open”. D’ailleurs pour moi, la jalousie n’est pas du tout un signe d’amour, c’est au contraire quelque chose qui me refroidit. Ce que je recherche chez un homme pour être comblée ? Une dévotion complète, illimitée, un intérêt sincère pour moi, ma vie et mon bien-être. Pour cela, l’élu de mon coeur doit avant tout s’intéresser à ce que je suis, pas uniquement à ce que je fais.

Propos recueillis par Ekia Badou