Thierry Téné : apôtre du green business en Afrique

À l’heure où beaucoup d’ambitions se tournent vers l’Afrique, nouvel Eldorado de l’économie mondiale, le discours de Thierry Téné apporte un vent de fraîcheur. Pour lui, le green business est un marché porteur qu’il convient de promouvoir. Et son développement sur le continent relève surtout de la responsabilité des Africains eux-mêmes.

Tene Thierry

Né à Douala (Cameroun), Thierry Téné a effectué une grande partie de sa formation universitaire à l’international. Au Gabon tout d’abord, où il embrasse un cursus en Biologie–Chimie-Géologie, puis en France où il étudie les sciences de la Terre.

Sa passion pour l’écologie se développe à la suite d’un stage professionnel sur la gestion et la valorisation des déchets. Interrogé sur ses motivations, il a confié à nos confrères du Journal du Cameroun  avoir « découvert la possibilité de préserver l’environnement, développer une activité économique fiable et insérer socialement les personnes en difficulté ».

Soucieux également de sensibiliser ses camarades-étudiants « futurs décideurs de demain », il crée pendant son cursus universitaire l’association A2D  qui deviendra quelques années plus tard le bureau d’études A2D Conseil. La structure se donnait pour ambition de réfléchir sur la meilleure manière d’aborder les questions ayant trait à l’écologie en Afrique.

ARTISAN DE L’ECONOMIE VERTE

Mais pourquoi cet intérêt pour le green business ?  Thierry Téné est convaincu que l’ensemble des activités économiques liées à l’environnement va permettre la création de richesses en limitant au maximum la dégradation de l’environnement.

Il s’investit donc dans une activité de conseil auprès d’entreprises internationales ou africaines afin de les sensibiliser sur ces thématiques. Avec un partenaire, il fonde l’Institut Afrique RSE (IARSE) qui propose  d’« accompagner les acteurs publics et privés dans leurs stratégies de responsabilité sociétale, de social-green business et d’économie verte inclusive ».  L’IARSE propose plusieurs prestations pour accompagner les acteurs africains du green business qu’elle désigne comme des pionniers (forums, conférences,  séminaires…).

Alors que la COP21 est dans les préoccupations de beaucoup, seule une adhésion de tous pourra apporter des avancées significatives en matière  d’environnement. Cela implique donc une grande sensibilisation dans les contrées australes. C’est la préoccupation majeure de l’expert grâce à qui l’association des termes « green » et « Afrique » ne paraît plus incongrue.